Terre sans Frontière

Terre sans Frontière -

de Haïti

De Francis Turnier

16 novembre 2016

1-      Situation géographique et contexte environnemental

La Localité de Saint-Roch, où se trouve le Foyer, est située à Platon Dufresnay, 2e Section communale de Carrefour, à 700 mètres d’altitude et à 10 kilomètres de Port-au-Prince. La population peut être évaluée à 8 000 habitants. C’est une zone assez vierge. Elle a encore de grands espaces inhabités, manque d’infrastructures routières, n’a ni marché public ni infrastructures facilitant un développement durable. Cependant, Saint-Roch dispose du courant électrique, d’un captage d’eau potable, de quatre écoles dont un établissement catholique. Deux associations : Dufresnay Haïti Foundation et Believe in Haïti fournissent des soins de santé et aident certaines écoles. La population généralement s’adonne à l’agriculture. Faute d’irrigation, les récoltes souvent périssent. Après le passage de l’ouragan Matthew le mardi 4 octobre 2016, la situation a empiré. Les paysans ont encore perdu leur récolte. Beaucoup d’arbres ont été déracinés. La route en terre battue est devenue presque impraticable, ce qui complique davantage la situation économique déjà précaire des habitants.

 

2-      L’Orphelinat ALFAREX (ci-devant Foyer la Providence)

L’orphelinat a été fondé dans les années 90 par Sœur Thérèse Turnier, une religieuse de la Congrégation des Filles de la Sagesse  et  dirigé par Ginette Déliné. Il était d’abord installé à Diquini, un des quartiers de Carrefour,  la grande banlieue du Sud-Ouest de Port-au-Prince. L’orphelinat ALRAFEX reçoit des jeunes filles en situation familiale difficile venant de Saint-Roch, Port-au-Prince, Jacmel, Carrefour… Il est ouvert aux filles issues de famille démunies et leur assure l’éducation, les soins de santé, les notions de savoir-vivre, une alimentation adéquate, un encadrement affectif et psychologique et tout ce qui est nécessaire à leur plein épanouissement.

Le local qui logeait les pensionnaires s’est effondré lors du tremblement de terre de 2010. Sr Thérèse prend sa retraite et se fait remplacer par son neveu Francis Turnier.  Ginette qui a toujours eu la charge des enfants a jugé bon de s’installer à St-Roch, village de montagne où elle a pris naissance et situé à environ 5 kilomètres de Diquini. Les filles vivaient sous des tentes. Une organisation américaine leur a construit d’abord deux grandes pièces, l’une servant de réfectoire et l’autre de dortoir. En avril dernier, elle inaugurait une maison de sept pièces estimée à près de 150m2 quatre chambres réservées aux filles, deux à des visiteurs et une salle de séjour. Chaque chambre mesure 5.50m sur 3.5m  et contient quatre lits (superposés). Huit pensionnaires logent dans une même chambre. Actuellement l’orphelinat en compte 36  (voir le tableau).

  • Ressources humaines

Madame Ginette Déliné, femme de cinquante-quatre ans, célibataire, dirige, en fait, le Foyer. Elle se dévoue entièrement au service des enfants. Elle est secondée par Claudy Déliné, enseignant et célibataire. Cet ancien séminariste de quarante-quatre ans vit dans le Foyer comme conseiller et encadre les enfants. M. Francis Turnier s’occupe surtout de démarches administratives. Il est aidé d’un des cousins de Ginette, Gabriel Déliné.

Le Foyer a recruté Carline, qui s’occupe d’habiller, de laver les enfants et de tenir le Foyer propre ainsi que deux cuisinières et deux lavandières. Les grandes filles participent également aux travaux domestiques.

  • Le budget annuel de l’orphelinat

L’orphelinat reçoit

1-      Une aide mensuelle de $ 1 100 US de l’association St-Roch Haïti Foundation

2-      Une aide alimentaire mensuelle en produits alimentaires pouvant être estimés à $ 1 250 US

3-      Une aide annuelle d’une famille américaine de $ 3 000 US pour la scolarité des enfants

4-      Cette année (janvier 2006-janvier 2007), une aide de Terre sans Frontière s’élevant à $ 5 700US.

 

  • Dernier rapport d’activités de l’association

L’association Dufresnay Haïti Foundation cette année a construit le local où dorment les enfants. Son coût  est évalué à $ 105 000 US. Elle a également acheté le terrain attenant à la maison au prix de $ 20 000 US. Ce terrain mesure approximativement 4 000 m2.  Cette année, les jeunes filles suivent un cours de couture, de cuisine et de pâtisserie. Les deux intervenantes reçoivent $ 150 US le mois.

 

Projets à envisager

1-      Un meilleur encadrement à offrir aux enfants

Cet état des lieux nous fait voir que les enfants ne bénéficient pas d’un encadrement optimal pour leur épanouissement, tant sur le plan humain, social que scolaire.

Mme Ginette gère toutes les activités de fonctionnement de la maison : achats de provisions alimentaires complémentaires, de vêtements, de manuels scolaires. Elle supervise les tâches ménagères. Pratiquement, il lui manque du temps pour une plus grande proximité avec les enfants. M. Claudy Déliné, un enseignant de 44 ans, peut difficilement être à l’écoute des problèmes auxquels les adolescentes sont confrontées. Comme il dispense des cours dans plusieurs collèges, il ne peut fournir une aide scolaire à plus de 30 élèves.

Les pensionnaires se retrouvent plus ou moins constituées en groupes de copines. Sans un accompagnement d’adulte ayant une formation appropriée à une telle situation, il est important de penser à recruter au moins trois monitrices vivant avec elles, les écoutant, les conseillant, les guidant, tout en les aidant dans leurs activités scolaires. Ce recrutement est d’autant plus nécessaire que Ginette, bien que dévouée et expérimentée, n’a pas une formation suffisante pour saisir la portée des crises d’adolescence ou des crises d’identité. Il est important que des monitrices puissent les mettre en confiance et les aider à accéder à une certaine autonomie qui leur confère de l’assurance en elles-mêmes. Parmi ces monitrices, il serait bon d’avoir une infirmière pour une meilleure prise en charge de l’hygiène du corps, un plus grand épanouissement physique.

Certains orphelinats adoptent un système de ce genre qu’on pourrait adapter à la situation du Foyer. Les enfants sont répartis en familles ayant à leur tête une « maman ». Les critères de recrutement sont : une formation adéquate, un bon caractère, un certain sens de leadership. Une des mamans jouera également le rôle de « secrétaire ». On pourrait rémunérer chacune de ces « mamans » à hauteur de 250 dollars américains par mois.

2-      Une ouverture du Foyer sur la communauté

Professeur, je connais très bien le système éducatif haïtien. Seuls les élèves qui ont fait des études dans de bons établissements ont une chance de trouver un bon travail. Il ne suffit pas, à mon avis, de se contenter de loger, de nourrir et d’envoyer les enfants à une école que je ne compte pas parmi les meilleures. Il faudrait penser à fournir aux enfants une formation solide en français et en anglais qui leur offrirait des possibilités de trouver un emploi décent dans la vie active.

Une formation en français et en anglais permettrait aux filles de travailler dans des crèches, garderies ou jardin d’enfants. Les plus douées pourraient devenir institutrices ou secrétaires. Je recommanderais que ces cours soient ouverts à tous les enseignants des 4 écoles primaires de la communauté. Imaginez-vous le nombre d’élèves qui bénéficieraient des retombées d’une telle formation ? J’ai eu à rencontrer en trois occasions des gens qui œuvrent dans cette communauté. Ils m’ont confié que le niveau des institutrices des différentes écoles primaires est faible. Ce qui m’a surpris, c’est que trois jeunes femmes, dont deux formées en France, et une qui suit des cours à distance dans une université canadienne vivent à proximité de cette communauté.

Assez souvent, les restaurants recherchent un personnel qualifié. Comme une formation en « cuisine » et en « couture » est déjà dispensée, je pense qu’on pourrait élever le niveau de manière à pouvoir décerner aux jeunes filles du Foyer et de la communauté de St-Roch un certificat reconnu par le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle. Un tel projet demande la construction d’un local d’environ 65 mètres carrés. Ladite construction peut être évaluée à environ trente-cinq mille dollars américains (U$ 35 000).

 

La vie devient de plus en plus difficile en Haïti, surtout après le passage du terrible cyclone Matthew. Tout le pays va en subir les conséquences, de façon directe ou indirecte. J’ai toujours pensé que toute action doit être entreprise en vue de fournir des opportunités réelles aux jeunes du Foyer et à ceux de la communauté qui sont confrontés à un avenir incertain. J’ai beaucoup apprécié un orphelinat situé entre Kenscoff et Furcy (une vingtaine de kilomètres au sud-est de Port-au-Prince), qui assure un suivi à tous les pensionnaires jusqu’à l’acquisition d’une profession. Mais, les bénéficiaires doivent, en retour, mettre leurs compétences au service des enfants y logeant encore. Comme St-Roch vit de l’agriculture et de l’élevage (rudimentaires), peut-être pourrait-on penser également à former un ou deux jeunes pour encadrer les paysans.

 

M. Georges, j’ai éprouvé un réel sentiment de devoir accompli en rédigeant le rapport et les recommandations. Toute ma famille vit aux Etats-Unis. Mais moi, j’ai décidé de rester dans mon pays et d’être utile. Ce choix s’explique également par une sensibilité face à la misère qui y sévit. Les recommandations que je vous ai soumises pourraient permettre à beaucoup d’enfants d’être mieux armés dans le rude combat pour la vie. En Haïti, « rude combat » n’est ni un cliché, ni une figure de style !

Après le séisme du mardi 12 janvier 2010, j’avais été à St-Roch et j’ai constaté que même des tombes ont été détruites par la violence du sinistre. Le passage de Matthew a pu faire voir que beaucoup de localités se sont retrouvés sans un abri pour recevoir les sinistrés. La construction du local susmentionné permettrait, en cas d’une catastrophe naturelle, d’accueillir beaucoup de gens de la communauté.

 

En terminant, il me vient en mémoire ce verset de l’Evangile : « La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux. » Je suis content que Dieu vous ait choisi comme un des ouvriers de sa vigne.

 

Veuillez agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

FOYER DE LA PROVIDENCE PORT-AU-PRINCE

De Haïti, Francis Turnier, (novembre 2013): historique du foyer:

 

« Dans les années 70, Sr Thérèse est affectée à la maison des Sœurs de la Paroisse de St Joseph, située à la périphérie d’un des plus grands bidonvilles de la capitale, Port-au-Prince.

C’est là que Sr Thérèse va découvrir sa véritable vocation : l’aide aux enfants démunis et délaissés. Proche du plus grand marché de la capitale, la paroisse de St Joseph attire de nombreuses femmes pauvres qui y viennent soit pour mendier, soit pour tenter de survivre en vendant des produits de quelques sous. Des milliers de femmes mènent un dur combat pour gagner une bouchée de pain  hypothétique. Dans cette lutte pour la survie, l’enfant est un handicap majeur. Il est soit abandonné dans une hutte, soit placé chez une vieille tante. Les plus grands errent dans les rues et sombrent souvent dans la délinquance. Livré à lui-même, l’enfant vit sans amour, sans formation académique et ne reçoit un peu de nourriture qu’en fin d’après-midi, quand la mère revient de marché.

Sr Thérèse écoute ces femmes, entre en contact avec différentes personnes ou organisations prêtes à accueillir des enfants en situation d’abandon. Elle se décide à fonder le 10 novembre 1985 sa propre organisation dénommée « Foyer de la Providence ». Elle écrit « le Foyer a pour but de recueillir les enfants de trois à quatorze ans qui remplissent les rues de notre quartier, un milieu très pauvre, afin de leur donner une éducation humaine et chrétienne. Ce sont des enfants de mendiants, leurs parents vont à travers les rues chercher de quoi les nourrir. Quelques-uns de ces enfants ont leurs mères atteintes de maladies incurables. La plupart d’entre eux sont abandonnés de leur père ».         Le Foyer de la Providence va comprendre trois volets. Sr Thérèse organise d’abord une école maternelle qui reçoit près de 120 enfants. Ils bénéficient d’un début de scolarité et d’un repas chaud par jour. De plus, elle ouvre une école professionnelle pour des adolescentes de plus de quatorze ans. Là, on leur enseigne la couture, la broderie, la pâtisserie.  Après un cycle d’études de trois ans, elles pouvaient facilement trouver du travail dans une manufacture. Enfin, les enfants qui n’ont pas de foyer sont confiés à trois femmes bonnes et modestes à qui la Sœur verse une petite pension. La mort d’une d’entre elles amènera deux groupes d’enfants à se fusionner en un. Ainsi on aboutit jusqu’à récemment à deux maisons d’accueil : l’une dirigée par Madame Ginette Déliné et l’autre par Madame Gustave. Sr Thérèse ne disposait d’aucune ressource financière. Elle comptait sur Dieu qui parle toujours au cœur des hommes et des femmes de bonne volonté. Parmi ces hommes et ces femmes de bonne volonté, il nous faut citer les noms de Père Naegert et de Madame Karpaty qui ont soutenu l’œuvre, qui la soutiennent encore et sans lesquels le Foyer n’aurait pas survécu.

Le tremblement de Terre du 12 janvier 2012 a détruit le local des Sœurs. L’école maternelle et professionnelle cessent d’exister. Seul le Foyer continue à fonctionner. La congrégation oblige Sr Thérèse à prendre sa retraite. Elle confie alors à un comité le soin d’assumer la relève. Ce comité s’associe à un groupe de religieux et formera une association dénommée ALRAFEX dont M Francis Turnier est le président en exercice. Jusqu’en juillet 2012, les deux maisons comptaient l’une 22 enfants et l’autre 20.

La crise financière a considérablement réduit le nombre de nos bienfaiteurs. Nous nous sommes vus obligés  de diminuer le nombre d’enfants logés chez Mme Gustave. Il n’en reste actuellement que six.  Notre objectif  est de mettre fin au fonctionnement de cette maison pour mieux nous concentrer sur les enfants de Mme Ginette. On y  trouve trente filles et fillettes. Située à St-Roc, à une dizaine de km de Port-au-Prince, la maison occupe un site agréable. Ginette s’est révélée une bonne administratrice et une véritable maman pour les enfants. Une organisation américaine a construit un grand dortoir, une cuisine, des toilettes. Une école proche reçoit les enfants. Et nous remercions de tout notre cœur le Père Naegert et Madame Karpaty qui régulièrement nous viennent en aide.

De Port au Prince: 29 09 2016: « Cher André,

J’ai bien reçu l’argent que vous m’avez envoyé par madame Karpaty. La première tranche  de 4650 euros m’a été remise par une fonctionnaire de l’ambassade de France travaillant en Haïti, la deuxième de 4500 euros  par envois bancaires.

Comme l’a souligné madame Karpaty, le foyer a beaucoup progressé. On dispose d’un bon local. Les enfants sont repartis dans plusieurs chambres. L’achat du terrain attenant (près de 5 000 mètres carrés) leur offre un plus grand espace. (…). Ce n’est pas moi qui dirige le foyer. C’est surtout madame Ginette Déliné. Elle reçoit les fonds d’un de ses cousins qui représente une ONG Américaine dans la localité. Cette ONG fournit une aide de $ 1000 US le mois et de la nourriture tous les deux mois. Mais, cette aide est insuffisante au bon fonctionnement du foyer. Le personnel est insuffisant et mal payé ; et la nourriture ne suffit pas. Chaque mois,  je fais parvenir au foyer l’équivalent de $ 350 US. Ensuite, j’interviens chaque fois qu’il y a un travail à faire ou une dépense imprévue. De janvier à septembre, j’ai versé $ 700 US, $ 150US, $ 200US,  et $ 400US, respectivement pour une clôture, l’installation de panneaux solaires, d’appareils sanitaires  et l’achat de manuels scolaires. Ce matin j’ai dû envoyer $ 250 US, il n’y avait plus rien à manger. Actuellement le foyer compte 34 enfants.

En principe, ma cotisation devrait être plus élevée. Mais je me montre prudent. Je me donne une marge de manœuvre au cas où une forte dépense serait nécessaire et que les envois se feraient plus rares.

Actuellement, pour faire face au manque de provisions alimentaires, nous étudions comment obtenir la reconnaissance légale. Celle-ci  nous permettrait de recevoir de la nourriture de la fondation Food for the Poor.

Je tenais à vous faire une présentation objective de la situation, laquelle pourrait être améliorée. À mon avis, il faudrait une personne assez bien formée pour assister madame Ginette, un personnel plus nombreux et ensuite mieux aider les élèves dans leur apprentissage.

Monsieur André,  je vous remercie de toute l’attention que vous portez au foyer. Sans l’aide de Terre Sans Frontière, l’orphelinat connaitrait des moments assez difficiles.(…)Mais j’ai toujours répondu aux différents appels de ceux qui côtoient les enfants. J’ai toujours voulu être efficace.

Encore une fois je vous remercie et vous prie de recevoir l’expression de mes sentiments. »

Francis Turnier

 

ILE AUX VACHES

Grâce à Claire Dannenberg, infirmière, qui a fait plusieurs séjours à Haïti, Terre Sans Frontière collabore avec l’association « L’île aux enfants d’Haïti ». Elle a apporté son témoignage lors de la Fête de St Ludan à Hipsheim.
« … L’Ile a une population de plus de 12 000 habitants qui vivent essentiellement de la pêche, de la culture et du petit commerce. Elle fait environ 8km sur 16km. Il n’y a pas de routes, de voitures, d’électricité, d’eau potable.
Fondé en 1981 par Soeur Flora Blanchette, infirmière d’origine québécoise, soeur franciscaine, l’établissement comprend un orphelinat hébergeant une soixantaine d’enfants (20 handicapés dont certains très lourdement, 30 enfants de la naissance à 16 ans, et 15 adolescents qui suivent une formation secondaire à la ville des Cayes en face sur le «continent».),une école, du jardin d’enfants à la fin du primaire, qui accueille 400 enfants, un centre de formation ménager de 15 jeunes filles, une pharmacie-laboratoire, un dispensaire.
Plus de 200 repas sont servis 3 fois par jour aux enfants et aux employés et pour le reste aux trop nombreux pauvres de la région (personnes âgées sans ressource). L’orphelinat emploie 26 personnes (cuisines, ménage, entre-tien général, tâches diverses (eau, bois, etc), infirmiers, pharmacie… »

Nouvelles d’octobre 2013 « Ile aux vaches »
Bonjour,
Je vous envoie ce mail pour vous informer de l’évolution du projet Broderie en Haïti.
J’ai du raccourcir mon voyage en Haïti et rentrer plus tôt que prévu pour des raisons personnelles.
Avec l’argent que vous m’aviez donné, j’ai pu acheter du matériel de broderie et former sur l’Ile à Vache quelques femmes de confiance, n’ayant ni travail ni formation mais intéressées par ce projet, et j’ai aussi pu rémunérer les premiers travaux. Ces femmes ont toutes des enfants qu’elles élèvent seules. J’ai pu leur montrer de nombreux modèles réalisables, et je leur ai donné les contacts que j’avais pris sur place auprès des hôtels de l’Ile à Vache et des environs afin qu’elles puissent revendre leurs travaux et ainsi développer ce projet à moyen terme. J’ai nommé une responsable du projet de confiance qui habite sur place avec qui je suis en contact régulier afin de suivre ce projet à distance. Elle est également en contact avec l’orphelinat pour pouvoir proposer à la vente leurs travaux aux différents volontaires des quatre coins du monde qui passent par l’orphelinat tout au long de l’année.
Je vous tiendrai informé de l’évolution de ce projet. Je suis à votre disposition si vous souhaitez plus de précisions.
Bien cordialement,
Claire Dannenberg

 

 

 

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