Terre sans Frontière

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de Colombie

Colombie mars 2015

Des nouvelles de Soeur Thérèse Jacqueline

Tout d’abord je voudrais vous remercier pour tout ce que vous faites pour notre Foyer et notre Collège, depuis tant d’années. Votre soutien nous permet de soulager de nom-breuses familles pauvres.
En juillet nous avons célébré nos 50 ans à las Granjas. La réunion a été pleine d’émotions, de souvenirs et nous avons pu constater que nos jeunes n’oublient jamais leur temps à las Granjas. Nous avons passé une journée inoubliable…/…
La vie continue, une génération remplace l’autre, mais l’es-prit que Soeur Raymonde de St.Gilles a inculqué pendant 34 années dans notre foyer et dans notre école, est le même. Les méthodes ont changé et même si la technologie apporte beaucoup de nouveauté, les valeurs restent les mêmes et grâce à cette formation profonde, nos enfants font la diffé-rence dans la société d’aujourd’hui. La porte de las Granjas reste toujours ouverte pour elles, dans la joie et la peine.
Nos jeunes vivent heureuses à las Granjas et se préparent pour faire face à la vie ; l’enfance marque toute l’existence d’un être humain. Medellín se nomme « la cité de la lumière et de l’innovation » , mais les infrastructures ne font pas la qualité de vie des gens …. Presque quatre millions de personnes vivent dans la ville et ses alentours, ce qui provoque une augmentation de l’agressivité, de l’intolérance, le man-que de respect pour la vie de l’autre. Dans les quartiers pauvres de nos enfants la cohabitation devient très compliquée…..
Nos enfants profitent de l’ambiance de paix et de tranquillité de notre maison. Nous sommes à 25 kilomètres au nord de la ville. Nous avons un grand jardin, des fleurs, des arbres, des animaux, peu de bruit, cela nous aide pour l’éducation. Nos enfants peuvent s’éloigner du bruit et du chaos de la grande ville et se retrouver elles-mêmes.
Il y a 50 ans nous rêvions d’être près de la ville, tout était obscur ici et nous nous sentions si seules, abandonnées dans la montagne. Aujourd’hui nous remercions le Seigneur d’être loin du bruit et de la contamination pour pouvoir donner à notre grande famille une vie différente.
Chers Amis, essayons d’être tous des instruments de paix et d’espérance dans notre famille et notre entourage afin que notre monde puisse voir la lueur d’espoir de la fin des guerres. Nous vous redisons notre amitié et notre profonde reconnaissance.

colombie

Avril 2014      Sr Thérèse Jacqueline nous écrit de Medellin:
“…En ce moment nous avons 130 internes des quartiers pauvres et marginaux de Medellin, de 8à 18 ans. Elles reçoivent une bonne éducation chrétienne en valeurs et en même temps une bonne formation académique et pratique. A la fin des études ellesobtiennent deux diplômes: l’un Bac en Informatique,l’autre Graphic Design d’un établissement de l’Etat.
Ceci leur permet de travailler une fois terminées lesétudes ici et de les continuer les fins de semaine.Nous avons aussi 400 externes des alentours dont la plupart pauvres et qui assistent gratuitement à notre école et collège, sauf celles (30%) dont les parents peuvent
apporter un peu d’aide pour payer deux ou troisprofesseurs (nous en avons 22!). L’Etat ne nous paye plusles professeurs depuis 2010 et cela fait un grand trou dans notre budget… Les internes ne peuvent rien apporter, nipour le Foyer, ni pour le collège.
Nous avons une école pour adultes, où ceux qui n’ont paspu terminer leurs études peuvent le faire gratuitement ici,avec approbation du gouvernement comme aussi les coursgratuits d’informatique pour adultes afin qu’ils puissenttrouver plus facilement un travail.
Nous distribuons chaque mois dans les 50 sacs denourriture aux familles des alentours en difficultés. Chaqueannée au temps de Noël nous distribuons desvêtements à plus de 300 familles dont la maman vient les choisir elle-même. Chaque jour les pauvres viennent frapper à notre porte et nous aidons selon
nos possibilités.Notre Maison est une bénédiction pour beaucoup de personnes de tous les âges….
En ce moment nous devrions changer les matelas desdortoirs, ils ont 28 ans et ils sont trop minces. Si votreConseil d’Admnistration pouvait nous aider pour ce projetou une partie…Chaque matelas de coton de 10 cm coûte

100.000 pesos, soit 40 Euros…

 

Medellín, novembre 2013

Chers Amis et Amies de las Granjas,

Février 1964 – 2014: 50 années ont passé depuis que notre Congrégation a pris la direction de las Granjas, il semble que c’était hier.
Quand je pense aux temps dificiles des commencements, non seulement que tout était sale et détruit sinon que les enfants vivaient sans avenir, sans espérance et comme unique sortie la prostitution ou servir de bonne dans une famille riche, sans salaire, sans projet de vie.

Soeur Raymonde de St. Gilles, directrice de Granjas pendant 34 années, éducatrice dans l’âme a pris cette maison en main, dès le premier jour. D’abord nous avons tout nettoyé, lavé, desinfecté avec nos filles: les caffards, les serpents, les scorpions, les rats et toutes sortes d’insectes ne manquaient pas.
Mais le plus important ce fut de gagner la confiance de nos enfants, de leur redonner la joie de vivre, la foi dans un nouveau projet de vie que nous leur proposions, à travers l’étude et la formation en valeurs. Nous avons essayé de leur montrer que Dieu les aimait, qu’avec leur collaboration tout allait changer pour leur bien.
Nous avons réussi: Notre foyer et notre école sont devenus une bénédiction pour nos grandes et petites; une bénédiction pour nos anciennes élèves et leur famille, une bénédiction pour des générations des alentours. Combien de bien a pu se faire, grâce à votre soutien; combien de faim nous avons pu calmer, combien de fois la misère a reculé, grâce à la main donnée, combien de personnes désespérées ont pu sourire de nouveau et se réjouir pour un temps meilleur……..

Il y a quelques semaines nous avons eu les entrevues pour recevoir les nouvelles pour l’année scolaire 2014 qui commencera à la mi-janvier. Quand je vois ces enfants de huit, neuf ans, avec un passé si douloureux. C’est toujours la même histoire d’abandon, de pauvreté, de violence, cela fait mal.
Chaque enfant est unique dans son sort. Grâce à las Granjas elle peut commencer à mener une vie normale, elle réalise sa chance et ses yeux brillent quand elle sait qu’elle est reçue.


„Je ne vivrai plus enfermée dans une chambre, car ma mère travaille du matin au soir dans une maison de famille“ et mon quartier est trop dangereux„; Je ne serai plus battue par mon oncle qui rentre ivre chaque soir“; „ j’aurai trois mets par jour et je n’aurai plus faim“; „j’aurai un lit pour moi tout seul,e car je dors avec mes soeurs dans un seul lit“….„j’aurai la possibilité d’aller tous les jours à l’école“; je pourrai jouer au dehors car chez moi c’est trop dangereux à cause des bandes“……

Chers Amis et Amies de las Granjas, vous avez une grande partie à notre travail de chaque jour. Merci de tout coeur pour votre aide généreuse depuis tant d’années. Pour nous, il n’y a pas de „petite aide“ chaque euro est précieux et nous aide à pouvoir donner le nécessaire à notre grande famille et aux pauvres qui frappent à notre porte.

50 années Las GRANJAS, cela vaut la peine! La joie et le beau sourire de nos enfants et de nos jeunes, la promotion de nos grandes est un cadeau magnifique pour vous et pour nous, chaque effort est récompensé.

Nous vous souhaitons un bon temps d’Avent, une joyeuse fête de Noël et la bénédiction de Dieu pour 2014.

Nous prions pour vos intentions et nous vous redisons notre profonde union et reconnaissance

Et la grande famille de Granjas

 

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Bien chers Amis,

depuis des années vous partagez joies et peines avec nous et votre soutien est bien plus que matériel. 2009 fut difficile pour nous. Mais notre foyer et notre école sont devenus une bénédiction pour nos filles et leur famille. A Las Granjas elles reçoivent une bonne éducation et formation pour la vie. Après le Bac nous aidons nos grandes à trouver un travail, afin qu’elles puissent soutenir leur famille pauvre. Nous les aidons aussi à continuer leurs études dans les cours du soir. Elles ont bien travaillé, notre collège a obtenu de nouveau la mention „supérieure“ dans les examens d’Etat, cela prouve un excellent niveau.

Le chômage a augmenté et l’insécurité est revenue dans les quartiers pauvres de nos enfants. La crise financière du monde se ressent très fort en Colombie. Nous vous sommes doublement reconnaissantes de continuer à soutenir notre Oeuvre et notre Ecole, que Dieu vous le rende au centuple.

Notre collège a changé de nom : Las “Granjas”, qui veut dire “ferme” en espagnol, a toujours été confondue avec une école d’agriculture. Maintentant c’est “Hogar Santa Leonì Aviat”; nos enfants en sont très heureuses. Mais „Las Granjas“ reste „Las Granjas“ dans le coeur de tout le monde.

et la grande famille de Las Granjas (Medellin-Colombie)

 

 

 

 

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